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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 05:56

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     Les défricheurs d'éternité : ce livre raconte l'histoire de Jean Siorac , originaire de Limoges en Limousin . En 818 , alors âgé de 18 ans , ses parents meurent dans l'incendie de leur maison . Sans ressource , un ami l'incite à rejoindre l'abbaye Saint-Pierre-de-Solignac où vit une importante communauté appliquant la règle de Saint-Benoit de Nurcie . Cette communauté religieuse est notamment soumise à la règle du silence . Sachant lire et écrire , il est chargé d'assister  le frère Grégoire qui consigne par écrit , dans un ouvrage appelé polyptyque , toute l'expérience acquise par la communauté dans les domaines les plus variés.

     A la mort de frère Grégoire , après quatre années de travail en commun , Jean hésite . Il quitte le monastère . Il y revient et finalement s'engage sur la voie de la cléricature . Il devient frère Théodéric . Il acquiert ensuite un savoir dans des domaines aussi divers que l'orfèvrerie , l'agriculture , les mathématiques , le latin. Et sans cesse il doit servir et louer Dieu . Il a fait voeux de pauvreté , de célibat , d'obéissance. Il apprend qu'une année compte plus de cent vingt jours de jeûne !

     Son apprentissage est long , un jour de mai 833 , il est enfin nommé abbé, père supérieur d'une modeste abbaye située non loin de Bourges , entre Brenne et Sologne . Il s'agit de l'abbaye de Saint Romain. Accompagné de douze frères , l'abbé Théodéric rejoint ce domaine qui se révèle misérable et en plus pillé lors de conflits . De nombreuses familles font partie de ce domaine ( en tout plus de 700 serfs ) pour y travailler la terre et verser au monastère une part des récoltes et aussi y accomplir de dures corvées.

     Les douze moines ont été choisis pour leurs compétences variées : chacun se met au travail à la tête de serfs réquisitionnés dont il faut en premier vaincre les croyances païennes. Puis il faut construire un cloître , une abbatiale , une hôtellerie , un moulin . Il faut aussi défricher des taillis , labourer , semer , moissonner de maigres récoltes . Il faut drainer en creusant de profonds fossés . Les cours d'eau sont nettoyés de leurs embâcles . Dans les terrains indrainables , des digues sont construites pour créer des étangs . Une vigne est plantée.

     Après quinze ans de construction , l'abbatiale est consacrée , elle est nommée notre Dame des moissons et abrite les reliques de Saint Ratbert . Elle devient lieu de pèlerinage .

     Mais c'est sans compter de multiples embûches comme autant d'épreuves envoyées par Dieu mais jamais les moines ne perdront la Foi . La communauté de Saint Romain doit surmonter les incendies , les sécheresses , les hivers exceptionnellement froids , les épidémies , les fièvres , les pillages des vikings .

     L'ouvrage s'achève en mai 865 , après trente deux ans de victoires contre la nature sans cesse remises en cause . Après chaque épreuve les moines de Saint Romain reprennent leur dur labeur , inlassablement , avec la même ferveur , pour la plus grande gloire de Dieu .

     Le lecteur ne peut être qu'intéressé par cette succession de joies et de peines . Mais l'oeuvre gigantesque des moines n'est pas décrite avec une grande précision . L'ouvrage ressemble un peu à une longue énumération qui laisse peu de place à l'émotion et à la passion .

Par mille et une histoires - Publié dans : histoire du 9ème siècle
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 06:06

 

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     Les traîtres : mars 1917 , sur le front des Vosges. Un soldat français découvre le cadavre d'un compatriote alors qu'il pêchait dans un lac situé en retrait des zones de combat. Le colonel Tessier commandant le 134ème Régiment d'infanterie ne semble pas vouloir approfondir l'affaire. Mais en cette période de mutineries au sein de l'armée française , il faut faire des exemples comme le préconise le nouveau général en chef Nivelle . Alors le soldat-pêcheur et son supérieur direct qu'il estime avoir manqué de clairvoyance seront sanctionnés : on ne pêche pas pendant la guerre même pour améliorer l'ordinaire !

     Mais le général Vigneron , en inspection , ne l'entend pas ainsi et souhaite avant tout élucider  cette mort  suspecte. Il connaît de réputation la perspicacité d'un poilu du 134ème RI , Célestin Louise , qu'il charge d'enquêter.  Le flic-soldat acquiert bien vite la certitude que le soldat n'a pas été tué par l'ennemi. Y a-t-il un lien avec la découverte au cours d'un coup de main du nouveau modèle de fusil mitrailleur français auprès des allemands ? Pourquoi l'artillerie allemande pilonne-t-elle les lieux du crime comme pour faire disparaître des indices. Une jeune femme qui fréquentait le soldat assassiné est retrouvée égorgée. Célestin Louise en est persuadé , son enquête dérange des gens bien renseignés et sans scrupules. On tente de le tuer alors qu'il poursuit ses recherches à Luxeuil , une base importante de l'aviation de chasse équipée des fameux Bréguet XIV .

     Célestin Louise se fait aider par Germain Béraud , titi parisien qu'il avait arrêté plusieurs fois avant la guerre et devenu son adjoint de fortune lors des enquêtes menées sur le front. Lors d'un assaut , ils quittent tant bien que mal le lieu des combats. Ils ont déserté , ceci afin d'interroger des témoins mutés sur d'autres champs de bataille. Traqués par la gendarmerie , ils rejoignent le front de la Somme , puis le Chemin des Dames , un nouveau Verdun , en pire. Ils rencontreront un jeune lieutenant nommé de Gaulle.

     Leur enquête connaîtra son épilogue à Paris où Célestin Louise retrouve ( voir "L'arme secrète de Louis Renault" ) une ville presque insouciante , une ville des cabarets , des cinémas mais aussi des états-majors dont les préoccupations semblent parfois bien éloignées des drames de la guerre. L'aide des Brigades du Tigres permettra à Célestin Louise et Germain Béraud de se sortir de pièges mortels.

     Nouvelle réussite que cette enquête de Célestin Louise , flic et soldat. Il nous entraîne à sa suite de champs de bataille en champs de bataille, nous fait partager des moments d'émouvante camaraderie entre poilus , jusqu'à un final digne d'un grand polar.

Par mille et une histoires - Publié dans : histoire du 20ème siècle
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Jean d'AILLON (voir histoire du 17ème siècle)

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