Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Découvrir l'Histoire en lisant

Thierry BOURCY ( suite )

28 Décembre 2010 , Rédigé par mille et une histoires Publié dans #histoire des 19 et 20èmes siècles

9782070347988.gif

 

     Le  château  d'Amberville :  juin  1916 , Célestin  Louise  et  son régiment , le 134ème  d'infanterie , quittent  le front  de  Champagne  pour  rejoindre  Verdun  où  une  gigantesque  offensive  a  été  lancée : une  offensive  vite  enlisée où  les  morts  s'accumulent . Lors d'une mission  de reconnaissance  sur  les  versants  du  Mont - Homme , la sinistre  cote 304 où des milliers  de  soldats  ont  été  déchirés  par  la  mort  ,  Célestin  Louise  est  gravement  blessé .

     Le  train . Un camion . Et  finalement  le  château  du  comte  d'Amberville. Ce  dernier  participe  à  l'effort  de  guerre  et  a  transformé  son  château  dans  l'ouest  de  la  France  en  hôpital  pour  blessés  de  longue  durée  .  Dans  le  cadre  reposant  d'un  parc  boisé , dans  la  fraîcheur  des  chambres  envahies  par  les  odeurs  d'éther  et  d'antiseptique , Célestin  et  d'autres  soldats  reconstruisent  leurs  corps  meurtris , sous  l'oeil  vigilant  d'officiers  eux  aussi  en  convalescence . La  discipline  du  front  est  maintenue . Mais  chacun  peut  rêver  devant  le  charme  mystérieux  de  la  toujours  triste  Laure  d'Amberville , la fille  du  comte .

     Lorsque  des  soldats  hospitalisés sont  assassinés  ,  Célestin  Louise  redevient  flic et  enquête . Doit-il  rechercher  le  coupable  parmi  les  autres  pensionnaires  blessés ? Faut-il  céder  à  la  peur  des  villageois  qui  accusent  le  Diable  bleu , un déserteur  réfugié  dans  les  bois ?

     Une  enquête  en  "vase  clos"  ne  passionne  pas  toujours . Dans  cet  exercice  Thierry  Bourcy  réussit  à  tenir  le  lecteur  en  haleine jusqu'à  la  dernière  page  ,  avec  toujours  en  filigrane  cette  guerre  dont  la  violence  et  l'atrocité  semblent  devoir  durer  tant  qu'un  soldat  sera  encore  en  vie .  Malgré  cela  Célestin  Louise  préfère  à la fin de  son  enquête  retrouver  l'esprit  d'entraide  et   d'amitié  des  tranchées  ,  refusant  d'intégrer  les  Brigades  du  Tigre avant  la  fin de la guerre . Si  l'auteur  fait  survivre  le  soldat  Célestin , cela  nous  permettra  peut-être  de  le  retrouver  membre  des  célèbres  brigades  mobiles  créées  par  Clémenceau ...

Lire la suite
Publicité

Olivier SEIGNEUR

22 Décembre 2010 , Rédigé par mille et une histoires Publié dans #histoire des 17 et 18èmes siècles

9782702496275.jpg

 

     Les  dieux  outragés :  6  mai  1682 , la famille  royale , la cour et le gouvernement  de  la  France s'installent  au  château de Versailles . Ainsi  en  a  décidé  Louis XIV .

     C'est  en  1661  que  le  Roi-Soleil  a  commencé  à  façonner  selon  ses  désirs  un  château  et  des  jardins  immenses et  somptueux . En  mai  1682, les  travaux  ne  sont  pas  achevés  car  toujours  Louis XIV  exige  des  modifications  et  des  agrandissements  sans  limite . Mais  le  règne  du  roi  de  France  est  à  son  zénith  alors  il  a  voulu  montrer  au  monde  entier  le  coeur  de  son  royaume .

     Le  Roi-Soleil  a  fait  travailler  les  plus  grands : Louis le Vau , François d'Orbay , Jules  Hardouin - Mansart , architectes , André Le Nôtre , jardinier , Jean - Baptiste de la Quintinie , agronome devenu ordonnateur du potager du Roi , Charles Le Brun , Charles de la Fosse , peintres , Jean - Baptiste  Tuby , sculpteur ...

     La  journée  du  Roi  à  Versailles  suit  un  protocole  réglé  comme  une  horloge , depuis le  Petit  Lever  et  le  Grand  Lever , jusqu'au Souper du  Grand Couvert  et  au  Coucher  du  Roi , ce Roi "représentant  de  Dieu , Dieu lui même"  et  Dieu  parmi  les  divinités  grecques  et  romaines évoquées  et  représentées à  chaque  pas  du  souverain .

     "Le  château  de  Versailles  était  ouvert  à  tous . Chacun  était  chez lui"  écrit  Olivier  Seigneur "les  courtisans  ,  voire  les  simples  bourgeois  , avaient  l'heur  de  se  promener  à  leur  guise  dans  les  grands  salons  du  château  et  ses  jardins" .  Alors  qui  peut  bien  tuer ? Ouvriers  et  gardes  sont  en  effet  trouvés  assassinés . Des  billets  injurieux  circulent . Le  Roi  ne  souhaite  pas  ébruiter  ces  affaires  qui  feraient  scandales . Il  charge  donc  Alexandre  Bontemps , son  premier  valet  de  chambre  et  intendant  de  Versailles , de résoudre  ces "désordres" . Louis XIV  respectait  profondément  Alexandre  Bontemps ( celui-ci a réellement existé ) . Habile , discret , dévoué , le premier valet de chambre s'était  déjà  vu  confier  des  missions  secrètes , qu'il  s'agisse  de  l'administration  du  royaume  ou  des  amours  du  Roi . Alexandre  Bontemps  observe et  questionne parmi  les  anonymes  ou  auprès  de la  cour , dans le dédale des passages  secrets de  l'immense  château  de  Versailles  ou  dans  les  labyrinthes  des  jardins .  Quel  rôle  joue  Françoise-Athénaïs de Rochechouart-Mortemart , marquise de Montespan , ancienne favorite  , déçue , du Roi  qui  maintenant  lui  préfère  Françoise  d'Aubigné , marquise de Maintenon ?

     L'enquête  d'Alexandre  Bontemps  occupe  une  place  limitée . Elle  est  avant  tout  prétexte  à  une  immersion  totale  dans  Versailles  et  parmi  la  cour . Peu  de  suspense  ni  de  rebondissements  mais  une  excursion  historique  dense  et  instructive  ,  étonnante  de  naturel , facile  à  lire  .  J'ai  adoré !

Lire la suite

Paul HARDING ( suite )

19 Décembre 2010 , Rédigé par mille et une histoires Publié dans #histoire des 13 et 14èmes siècles

9782264038838.jpg

 

     Le  jeu  de  l'assassin :  août  1380 .

  Classique ,  banal même : un  riche  prêteur  sur  gage  tué  d'un  carreau  d'arbalète  alors  qu'il  était  enfermé  de  l'intérieur  dans  une  chambre  forte . Sa  fortune  destinée  à  être  prêtée  au  régent  d'Angleterre Jean  de  Gand  a  bien  sûr  disparu . 

  John  Cranston  et  frère  Athelstan  enquêtent  également  sur  une  série  de  meurtres  parmi  les  clercs  de  la  chancellerie  de la  cire  verte  ( couleur  réservée  à  sceller  certains  actes  royaux ) . L'assassin  laisse  une  devinette  près  des  cadavres  ,  comme  pour  jouer  avec  les  membres  de  la  chancellerie  et  avec  les  enquêteurs .

  L'enquête  est  monotone ,  sans  aucune  surprise .  Les  faits  se  suivent,  suite  d'énumérations  sans  grand  intérêt  . Le  dénouement  est  décevant,  sans  originalité  sous  certains  aspects  et  abracadabrant  pour  d'autres  facettes .  Seules  les  deux  dernières  pages  incitent  à  poursuivre  la  lecture  de  la  série  des  enquêtes  de  frère  Athelstan ; un  contexte  semble  t-il  différent  devrait  lui  apporter  un  souffle  nouveau  ,  ce  que  j'attends  avec  impatience : " frère  Athelstan , de  l'ordre  de  Saint  Dominique  ,  naguère  secrétaire  de  Sir  John  Cranston , coroner  de  la  ville  de  Londres  et  prêtre  de  la  paroisse  de  Saint  Erconwald " a  quitté  Southwark  sur  ordre  du  père  supérieur  pour  rejoindre sur - le - champ  Oxford !  ...

Lire la suite

Ellis PETERS

12 Décembre 2010 , Rédigé par mille et une feuilles Publié dans #histoire des 10 - 11 et 12èmes siècles

402848530_L.jpg.gif

 

     Trafic de reliques :  début 1138 . L'action se passe principalement  au  Pays de Galles . Cadfael et d'autres moines doivent ramener à l'abbaye  de  Shrewsbury  les  reliques de Sainte Winifred . Mais  ses détenteurs n'entendent pas être dépouillé , alors lorsqu'un opposant à ce transfert ( dont la légitimité peut  en effet  étonner voir choquer ) est  assassiné ....  la première enquête de frère  Cadfael , moine bénédictin , commence .

     Ce  n'est  qu'à  la  deuxième  tentative  que  j'ai pu achever la lecture de ce livre ( même  chose  pour le second  tome - voir ci-dessous ) . En fait  c'est  seulement  le  troisième  titre "Le capuchon du moine" que j'ai  réussi  à  lire et à apprécier dés le début  et qui  m'a  permis de rentrer  dans  l'univers  de  frère  Cadafel  et de m'imprégner  du  style de l'auteur . Passé  cet  apprentissage , la lecture devient agréable , voire prenante .

     "Trafic de reliques"  rassemble  tous  les  ingrédients  qu'Ellis  PETERS  propose  dans  les  enquêtes de frère  Cadfael : un portrait , pas  toujours  reluisant , de la religion dans  l'Angleterre  du  12ème  siècle , une  enigme  principale et une  intrigue secondaire centrée  autour  d'un amour  contrarié . Cadfael  , calmement , méthodiquement , lentement , découvre la vérité  et  trouve le compromis qui  ne  blesse  personne .

 

     Un  cadavre de trop :  août  1138 . Le  roi  Etienne  assiège  Shrewsbury  où  est  retranchée  une  garnison  fidèle  à  l'impératrice  Mathilde . L'assaut  final  est  donné  avec  succès . Mais  cette  victoire  n'est  pas  complète  car  plusieurs chefs  de  la  résistance restent  introuvables . Ont-ils  fui , trompant la vigilance des troupes  flamandes d'Etienne , ou se  cachent - ils avec leur famille parmi la population ? D'autres se  rallient  à  Etienne ; c'est le cas de Hugh Beringar  , même si auparavant celui-ci était resté neutre . Etienne ne fait preuve d'aucune clémence et fait pendre 94 prisonniers .

     Un peu à l'écart de la ville de Shrewsbury , dans l'abbaye  Saint Pierre et Saint Paul , l'inquiètude n'a pas complètement troublée les occupations des moines . Frère  Cadfael , aidé depuis peu par le jeune Godric , s'affaire  dans  son  jardin , cultivant légumes et simples , préparant ses décoctions dans  l'atelier  de  l'herbarium .

     Mais  les  bénédictins  ne  peuvent  laisser  sans  sépulture  chrétienne les  94  hommes  exécutés . On  confie  à  frère  Cadfael  le  triste  travail  de  préparer  les  corps  avant  de  les  enterrer . Très  vite  ,  il  doit  se  rendre  à  l'évidence  ,  on  lui  a  remis  95  cadavres . Un homme , jeune , dépourvu  d'armure , n'est pas mort par pendaison . La  belle  Aline va  très  vite  l'identifier mais  devant  l'absence  d'indices , les recherches de l'assassin  par  Cadfael  piétinent .

     Et  puis  il  y  a  beaucoup  à  faire : secourir  les  blessés , cacher  les  fuyards  traqués  par  les  troupes  du  roi  Etienne . Quel  rôle  joue  Hugh  Beringar  dans  l'atmosphère  de  suspicion  qui  s'est  installée  à  Shrewsbury et  où  tout  le monde  soupçonne  tout  le  monde  de  trahison ? Qu'est  devenu  le  trésor , ces  richesses détenues  par  les  partisans  de  l'impératrice  Mathilte ?

     Frère  Cadfael  devra  ruser  pour  sauver  ceux  en  qui  il  a  placé  sa  confiance . Ce  n'est  qu'à  la  veille  du  départ  du  roi  Etienne pour  d'autres  champs  de  bataille que  Cadfael  , avec une  aide inattendue  ,  pourra  faire  la  lumière  sur  le  cadavre  de  trop . Mais  il  faudra  s'y  habituer  ,  frère  Cadfael  prend  quelques  libertés  avec la vérité  afin  de  ne  pas  blesser  inutilement son prochain !

 

400254530_L.jpg.gif

Lire la suite
Publicité